jeudi 15 avril 2021

 

La nature, un Patrimoine[1]

Madagascar est très riche en matière de biodiversité, le taux d’endémicité est très élevé. De plus, sur le plan culturel la grande île a aussi plusieurs particularités. Voilà pourquoi, nous devons préserver et valoriser nos patrimoines tant naturels que culturel.

L’île de Madagascar s’étend sur une surface de près de 592 000 km2présentant une très grande diversité humaine, culturelle et écologique. De prime abord, l’environnement tient une place importante dans la vie des malgaches ; ici on entend par environnement l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui entourent les hommes (selon LAROUSSE de Poche). Par exemple, l’entourage biologique tel que l’homme, les faunes et les flores ; l’entourage physique ou les ressources naturelles ; ainsi que l’entourage socio-culturel y compris le patrimoine culturel qui peut être matériel ou immatériel. L’environnement est donc l’interaction de ces différents éléments, notre vie quotidienne dépend de cette nature environnante. -Le Patrimoine qu’est-ce que c’est ? « (…) c’est l’héritage du passé, dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir » Extrait de la convention du patrimoine Mondial de l’UNESCO[2] en 1972. En Malgache, le terme « patrimoine » a trois signification « Lova, harena, Vakoka » qui signifie héritage, richesse, biens, trésor. Il se présente sous plusieurs aspects, par définition le patrimoine c’est l’ensemble de biens hérité des ancêtres qui peut être tangible ou intangible. D’une part il existe le patrimoine culturel qui concerne les monuments et les sites historiques, les sites archéologiques, les us et coutumes, les biens culturels. Et d’autre part le patrimoine naturel comme les faunes et les flores, les forêts, la terre où nous vivons. L’UNESCO, une institution spécialisée de l’ONU inscrit les sites exceptionnelles sur la liste du Patrimoine Mondial « un site de patrimoine mondial a une valeur universelle exceptionnelle »ainsi le but de cette organisation est donc de protéger les sites afin que la génération future puisse encore en bénéficier. A Madagascar on y trouve deux sites naturels classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. La réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha, inscrite en 1991 –les forets humides de l’Atsinanana qui ont été inscrite sur la liste du patrimoine mondiale en Juin 2007. Force est de faire une courte description de ce foret qui a une valeur « universelle exceptionnelle » : sa superficie, plus de 490 000 ha de forêt ; son climat de type tropical humide ; ses faunes et flores : on y trouve une centaine d’espèces d’orchidées, plus d’une douzaine d’espèce de lémurienspar exemple on peut y voir le lémurien blanc appelé Simpona[3].

On a vu que Madagascar possède quelques sites qui sont classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y déjà des gens qui font des efforts pour conserver ces objets mais des nombreuses forces aggravent la situation. A cause de la destruction forestière, plusieurs hectares de forêt sont détruits chaque année. De plus il y a aussi des gens qui pratiquent le « Tavy » d’où le phénomène « mandorotanety » qui consiste à enflammer les broussailles. Cette pratique  engendre plusieurs inconvénients, par exemple l’augmentation du gaz carbonique CO2 dans notre air, l’émission de gaz à effet de serre, la disparition peu à peu des organismes vivant dans la forêt. Alors il est impératif de mettre en place quelque idée pour préserver tous ces patrimoines. Même si l’UNESCO  a pour but de lutter contre ces menaces. La protection et la préservation de ces patrimoines naturels dépend de la population toute entière. La solution est donc de conscientiser la population sur la valeur et l’importance des patrimoines. Il faut aussi améliorer et accroitre les connaissances des citoyens concernant l’histoire et les cultures pour qu’ils puissent créer une autre mentalité. Il faut aussi changer l’approche vis-à-vis de l’environnement et inciter les jeunes à agir contre les dangers et les menaces, les inciter à protéger l’environnement et enfin nous devons aussi soutenir les clubs qui s’engagent à protéger ces sites (comme le Club Vintsy) en adoptant le principe d’écopédagogie. L’ecocitoyen c’est celui qui essaie toujours de réduire l’impact de ces gestes sur l’environnement. Et pour la fin il nous faut une société juste, égalitaire et qui respecte la nature pour préserver les patrimoines pour les générations futures. Selon GRETA « On est là pour les autres du futur[4] »

 

Dimbiniaina RAKOTOMALALA

15 avril 2021



[1] Cet article reprend les éléments d’un magazine Vintsy, N°59, octobre 2008

[2]  Organisation des nations unies pour l’Education, la Science et la Culture créée en 1945

[3]PropithecusDiademacandidus

[4] Emission télévisée « la génération GRETA » sur la chaine Ushuaia Tv le 09 avril 2021

vendredi 2 avril 2021

 

La difficile scolarisation des enfants[1] à Madagascar.

La pauvreté et le décrochage scolaire, quelles sont les conséquences de cette pauvreté sur la scolarité à Madagascar. C’est la principale cause de la déscolarisation des jeunes enfants Malgaches.

L’éducation : nom féminin, c’est la manière d’éduquer, la formation aux usages et aux bonnes manières. Selon le petit Larousse de poche « Éduquer » signifie développer les facultés intellectuelles et morales de quelqu’un. Avant tout, nous devons expliquer d’abord le sens du mot « Éducation ». L’éducation est le processus d’enseignement, c’est le façonnement d’un être humain c’est-à-dire faire connaitre à l’enfant ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Ainsi, elle se transmise par la famille, par l’environnement social, et le plus important par l’école. Voilà pourquoi, on a choisi d’écrire un article sur l’éducation des enfants ou plus précisément l’impact de la pauvreté sur la scolarisation des jeunes enfants. En 2014, 57 millions d’enfants dans le monde n’ont toujours pas accès à l’éducation, ils ne bénéficient pas de leurs droits[2]. Pourtant, chacun a droit à une éducation publique, gratuite et équitable. Actuellement, à Madagascar, sept personnes sur dix vivent en dessous du seuil de la pauvreté (source : UNICEF). 0,413, ce chiffre indique l’IPM ou l’« Indice de Pauvreté Multidimensionnelle » de Madagascar ; plus l’IPM est proche de un, plus le pays est pauvre en terme de santé, éducation et niveau de vie ; l’IPM est un indice introduit par le PNUD en 2010 (Source : Aide et Action). A partir de ces données nous pouvons mesurer la « pauvreté ». Décapitalisés, les parents n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école car il faut payer les frais de scolarités, les frais de transports. En outre, confrontés à des conditions de vie difficiles les enfants doivent quitter les bancs de l’école. De ce fait, l’accroissement de la déscolarisation des jeunes enfants favorise le travail infantile. A Antananarivo, par exemple, on voit des enfants qui travaillent dans le secteur des carrières, dans la vente ambulante, mais c’est la faute de qui ? La question se pose... Je pense que certains malgaches n’ont pas compris l’importance de l’éducation.

« Éduquer un enfant, c’est construire un avenir[3] », mais on a vu qu’à Madagascar en ce moment, l’éducation est en danger…, donc pour construire un avenir meilleur avec l’éducation, nous devons penser à l’améliorer le plus vite possible. Alors, il est urgent de réfléchir et de trouver des solutions pour lutter contre l’échec scolaire. Il faut résoudre ce grand problème.         Mais quelle est la vraie signification du verbe résoudre ? Résoudre signifie : décider de trouver des solutions adéquates afin de dénouer le nœud qui étreint l’émancipation d’une telle ou telle chose. Proposons/trouvons alors quelques solutions à prendre  pour éradiquer la déscolarisation. Premièrement, il faut inciter les familles pauvres à scolariser leurs enfants ; lancer des campagnes d’informations dont le but est d’expliquer aux parents le fonctionnement du système éducatif. Et Aussi, de faire connaitre aux parents les valeurs de l’éducation pour qu’ils soient motivés à envoyer leurs enfants à l’école. Deuxièmement, il faut élaborer une nouvelle forme d’apprentissage de qualité pour revaloriser l’enseignement. Améliorer la qualité de l’éducation afin de motiver les enfants à continuer leurs études. L’éducation doit être pertinente, enrichissante, divertissante et amusante. Et enfin, la condition sine qua non pour faire cesser le décrochage scolaire, trouver des stratégies politiques pour faciliter la scolarisation des enfants. Le gouvernement doit prendre des initiatives en améliorant les infrastructures de base surtout en construisant des écoles, en diminuant les frais de scolarités et financer les études pour que tous les enfants puissent aller à l’école et poursuivre leurs scolarités. L’État doit aussi durcir les lois et renforcer les droits des enfants : « les gouvernements  ont la responsabilité, découlant de la convention des droits de l’enfant, de fournir  les mêmes droits à l’éducation à tous les enfants, sur base du principe d’égalité des chances. Une attention particulière doit être accordée aux enfants vulnérables et notamment les  enfants migrants, déplacés, orphelins,[4]… »

Pour s’en sortir de la pauvreté, l’éducation est le moyen indispensable. Pour conclure, je souhaite faire passer un petit message : « Tout le monde peut apporter des changements, il faut reboussoler l’éducation le plus vite possible, il faut lui donner un sens. Et je dirais qu’il n’y a pas d’âge pour agir, tous ensemble agissons »

 

Dimbiniaina

02 Avril 2020

 



[1] Un enfant désigne toute personne âgée de moins de 18 ans

[2] Aide et action « le Magazine » juillet 2014

[3] Ibid.

[4] Cf. Document politique sur les droits humains et syndicaux in « Internationale de l’Education » Article 33.

  La culture malgache, en danger. Madagascar possède d’innombrable us et coutumes que nous ne voyons nulle part ailleurs. Même si la cultu...