La nature, un Patrimoine[1]
Madagascar est très riche en matière de biodiversité, le taux
d’endémicité est très élevé. De plus, sur le plan culturel la grande île a
aussi plusieurs particularités. Voilà pourquoi, nous devons préserver et
valoriser nos patrimoines tant naturels que culturel.
L’île de Madagascar s’étend sur une surface de près de 592 000 km2présentant une très grande diversité humaine, culturelle et écologique. De prime abord, l’environnement tient une place importante dans la vie des malgaches ; ici on entend par environnement l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui entourent les hommes (selon LAROUSSE de Poche). Par exemple, l’entourage biologique tel que l’homme, les faunes et les flores ; l’entourage physique ou les ressources naturelles ; ainsi que l’entourage socio-culturel y compris le patrimoine culturel qui peut être matériel ou immatériel. L’environnement est donc l’interaction de ces différents éléments, notre vie quotidienne dépend de cette nature environnante. -Le Patrimoine qu’est-ce que c’est ? « (…) c’est l’héritage du passé, dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir » Extrait de la convention du patrimoine Mondial de l’UNESCO[2] en 1972. En Malgache, le terme « patrimoine » a trois signification « Lova, harena, Vakoka » qui signifie héritage, richesse, biens, trésor. Il se présente sous plusieurs aspects, par définition le patrimoine c’est l’ensemble de biens hérité des ancêtres qui peut être tangible ou intangible. D’une part il existe le patrimoine culturel qui concerne les monuments et les sites historiques, les sites archéologiques, les us et coutumes, les biens culturels. Et d’autre part le patrimoine naturel comme les faunes et les flores, les forêts, la terre où nous vivons. L’UNESCO, une institution spécialisée de l’ONU inscrit les sites exceptionnelles sur la liste du Patrimoine Mondial « un site de patrimoine mondial a une valeur universelle exceptionnelle »ainsi le but de cette organisation est donc de protéger les sites afin que la génération future puisse encore en bénéficier. A Madagascar on y trouve deux sites naturels classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. La réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha, inscrite en 1991 –les forets humides de l’Atsinanana qui ont été inscrite sur la liste du patrimoine mondiale en Juin 2007. Force est de faire une courte description de ce foret qui a une valeur « universelle exceptionnelle » : sa superficie, plus de 490 000 ha de forêt ; son climat de type tropical humide ; ses faunes et flores : on y trouve une centaine d’espèces d’orchidées, plus d’une douzaine d’espèce de lémurienspar exemple on peut y voir le lémurien blanc appelé Simpona[3].
On a vu que Madagascar possède quelques sites qui sont classés dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y déjà des gens qui font des efforts pour conserver ces objets mais des nombreuses forces aggravent la situation. A cause de la destruction forestière, plusieurs hectares de forêt sont détruits chaque année. De plus il y a aussi des gens qui pratiquent le « Tavy » d’où le phénomène « mandorotanety » qui consiste à enflammer les broussailles. Cette pratique engendre plusieurs inconvénients, par exemple l’augmentation du gaz carbonique CO2 dans notre air, l’émission de gaz à effet de serre, la disparition peu à peu des organismes vivant dans la forêt. Alors il est impératif de mettre en place quelque idée pour préserver tous ces patrimoines. Même si l’UNESCO a pour but de lutter contre ces menaces. La protection et la préservation de ces patrimoines naturels dépend de la population toute entière. La solution est donc de conscientiser la population sur la valeur et l’importance des patrimoines. Il faut aussi améliorer et accroitre les connaissances des citoyens concernant l’histoire et les cultures pour qu’ils puissent créer une autre mentalité. Il faut aussi changer l’approche vis-à-vis de l’environnement et inciter les jeunes à agir contre les dangers et les menaces, les inciter à protéger l’environnement et enfin nous devons aussi soutenir les clubs qui s’engagent à protéger ces sites (comme le Club Vintsy) en adoptant le principe d’écopédagogie. L’ecocitoyen c’est celui qui essaie toujours de réduire l’impact de ces gestes sur l’environnement. Et pour la fin il nous faut une société juste, égalitaire et qui respecte la nature pour préserver les patrimoines pour les générations futures. Selon GRETA « On est là pour les autres du futur[4] »
Dimbiniaina RAKOTOMALALA
15 avril 2021