vendredi 2 avril 2021

 

La difficile scolarisation des enfants[1] à Madagascar.

La pauvreté et le décrochage scolaire, quelles sont les conséquences de cette pauvreté sur la scolarité à Madagascar. C’est la principale cause de la déscolarisation des jeunes enfants Malgaches.

L’éducation : nom féminin, c’est la manière d’éduquer, la formation aux usages et aux bonnes manières. Selon le petit Larousse de poche « Éduquer » signifie développer les facultés intellectuelles et morales de quelqu’un. Avant tout, nous devons expliquer d’abord le sens du mot « Éducation ». L’éducation est le processus d’enseignement, c’est le façonnement d’un être humain c’est-à-dire faire connaitre à l’enfant ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Ainsi, elle se transmise par la famille, par l’environnement social, et le plus important par l’école. Voilà pourquoi, on a choisi d’écrire un article sur l’éducation des enfants ou plus précisément l’impact de la pauvreté sur la scolarisation des jeunes enfants. En 2014, 57 millions d’enfants dans le monde n’ont toujours pas accès à l’éducation, ils ne bénéficient pas de leurs droits[2]. Pourtant, chacun a droit à une éducation publique, gratuite et équitable. Actuellement, à Madagascar, sept personnes sur dix vivent en dessous du seuil de la pauvreté (source : UNICEF). 0,413, ce chiffre indique l’IPM ou l’« Indice de Pauvreté Multidimensionnelle » de Madagascar ; plus l’IPM est proche de un, plus le pays est pauvre en terme de santé, éducation et niveau de vie ; l’IPM est un indice introduit par le PNUD en 2010 (Source : Aide et Action). A partir de ces données nous pouvons mesurer la « pauvreté ». Décapitalisés, les parents n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école car il faut payer les frais de scolarités, les frais de transports. En outre, confrontés à des conditions de vie difficiles les enfants doivent quitter les bancs de l’école. De ce fait, l’accroissement de la déscolarisation des jeunes enfants favorise le travail infantile. A Antananarivo, par exemple, on voit des enfants qui travaillent dans le secteur des carrières, dans la vente ambulante, mais c’est la faute de qui ? La question se pose... Je pense que certains malgaches n’ont pas compris l’importance de l’éducation.

« Éduquer un enfant, c’est construire un avenir[3] », mais on a vu qu’à Madagascar en ce moment, l’éducation est en danger…, donc pour construire un avenir meilleur avec l’éducation, nous devons penser à l’améliorer le plus vite possible. Alors, il est urgent de réfléchir et de trouver des solutions pour lutter contre l’échec scolaire. Il faut résoudre ce grand problème.         Mais quelle est la vraie signification du verbe résoudre ? Résoudre signifie : décider de trouver des solutions adéquates afin de dénouer le nœud qui étreint l’émancipation d’une telle ou telle chose. Proposons/trouvons alors quelques solutions à prendre  pour éradiquer la déscolarisation. Premièrement, il faut inciter les familles pauvres à scolariser leurs enfants ; lancer des campagnes d’informations dont le but est d’expliquer aux parents le fonctionnement du système éducatif. Et Aussi, de faire connaitre aux parents les valeurs de l’éducation pour qu’ils soient motivés à envoyer leurs enfants à l’école. Deuxièmement, il faut élaborer une nouvelle forme d’apprentissage de qualité pour revaloriser l’enseignement. Améliorer la qualité de l’éducation afin de motiver les enfants à continuer leurs études. L’éducation doit être pertinente, enrichissante, divertissante et amusante. Et enfin, la condition sine qua non pour faire cesser le décrochage scolaire, trouver des stratégies politiques pour faciliter la scolarisation des enfants. Le gouvernement doit prendre des initiatives en améliorant les infrastructures de base surtout en construisant des écoles, en diminuant les frais de scolarités et financer les études pour que tous les enfants puissent aller à l’école et poursuivre leurs scolarités. L’État doit aussi durcir les lois et renforcer les droits des enfants : « les gouvernements  ont la responsabilité, découlant de la convention des droits de l’enfant, de fournir  les mêmes droits à l’éducation à tous les enfants, sur base du principe d’égalité des chances. Une attention particulière doit être accordée aux enfants vulnérables et notamment les  enfants migrants, déplacés, orphelins,[4]… »

Pour s’en sortir de la pauvreté, l’éducation est le moyen indispensable. Pour conclure, je souhaite faire passer un petit message : « Tout le monde peut apporter des changements, il faut reboussoler l’éducation le plus vite possible, il faut lui donner un sens. Et je dirais qu’il n’y a pas d’âge pour agir, tous ensemble agissons »

 

Dimbiniaina

02 Avril 2020

 



[1] Un enfant désigne toute personne âgée de moins de 18 ans

[2] Aide et action « le Magazine » juillet 2014

[3] Ibid.

[4] Cf. Document politique sur les droits humains et syndicaux in « Internationale de l’Education » Article 33.

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